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Pier Giorgio Frassati
"L’homme des huit béatitudes" (Jean-Paul II)
publié le jeudi 4 novembre 2004
Etudiant - 6 avril 1901 - 4 juillet 1925. Béatifié le 20 mai 1990. Patron des sportifs du monde entier.

Pier Giorgio Frassati est né à Turin en Italie le 6 Avril 1901 dans une famille aisée. Son père, agnostique, était le fondateur et directeur du journal libéral "La Stampa". Sa mère était une femme au christianisme pau enclin à la ferveur.
En 1913, il quitte sa famille et sa petite soeur Luciana pour entrer au collège chez les Jésuites. Là, sa vie intérieure connaît un essor qui ne devra plus s’arrêter, rythmée très tôt par la communion quotidienne. A tout âge, il sut alimenter sa soif de Dieu par des engagements spirituels dans des groupes d’apostolat pour jeunes. A 22 ans, il devient tertiaire dominicain.
Entré en 1918 dans une école d’ingénieur, son rayonnement y fut particulièrement important, défendant les couleurs de la foi avec une fermeté et un naturel qui ne nuirent jamais à la charité.
Mais son engagement se fera aussi auprès des plus pauvres qu’il visitera de longues heures, les aimant avec tendresse, leur donnant ses biens et le meilleur de son énergie.
Les siens ignoraient à peu près tout de sa vie intérieure et missionnaire, et c’est dans l’humilité que Pier Giorgio gravit les cimes de la sainteté. Sa prière simple et silencieuse le portait en avant et le protégeait contre toute aigreur.
Fantaisiste par caractère autant par choix spirituel, chahuteur et enthousiaste dans son engagement chrétien, son apostolat mêlait à une joie exubérante une ferveur communicative. C’est dans la montagne au cours d’excursions qu’il aimait à élever l’âme de ses amis.
Souvent éprouvé dans sa foi, par la contradiction du monde et de ses proches eux-mêmes, il sût garder une pureté dont toute tristesse était bannie. Deux phrases limpides et lapidaires le résument à merveille :
"il ne faut pas vivoter, il faut vivre !"
"Un catholique ne saurait manquer de joie"
Les derniers jours de sa vie révèleront l’extrême pureté avec laquelle il avait fait de sa vie une offrande constante. Gagné par la maladie, il consacra ses dernières forces au profit de son prochain et à régler ses promesses envers les pauvres.
Il meurt le 4 juillet 1925 après une semaine d’agonie. L’immense foule reconnaissante qui se pressa autour de son cercueil surprit sa famille et son rayonnement humble, fervent et joyeux fut tel que sa renommée se répandit dans toute l’Italie.
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