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Comment devenir un saint ?

publié le jeudi 6 octobre 2005

Comment devenir un saint ?

1- J’entrerai dans la maison de Dieu

La première clef consiste à se mettre à son écoute

-  Ne cherche pas à monter vers Dieu. Laisse Dieu descendre vers toi. Tu es petit : à peine une poussière devant Son infinie grandeur et ta vie n’est pas plus longue qu’un battement de paupières devant l’Eternité qui est la Sienne. Prétends-tu pouvoir te sauver tout seul ? Ceux qui l’ont cru se sont perdus car Dieu ne se laisse pas prendre dans nos petits filets !

-  Cultive donc le silence et considère le recueillement comme la condition la plus nécessaire à l’épanouissement de ton âme. Dieu n’aime pas le bruit et n’entre que dans les coeurs qui s’apprêtent vraiment à le recevoir. Il ne s’impose pas, mais se laisse désirer. Le verbe “aimer” ne supporte pas l’impératif...

-  Prépare ton âme à recevoir Sa présence. Le prophète Elie cherchait la présence de Dieu dans les éléments. Mais il ne la trouva point : ni dans la tempête, ni dans le tremblement de terre. Jusqu’à ce qu’il la rencontre finalement dans une brise légère. La présence de Dieu est discrète et silencieuse. Et c’est ainsi que Dieu se manifestera à toi, si tu sais la rechercher avec patience.

-  La sainteté n’est pas une ascension, mais une descente à l’intérieur de soi. C’est là que Dieu se laisse rencontrer. Le monde attire les hommes avec ses lumières qui brillent sur des chemins de traverse qui les éloignent de la véritable lumière. Mais le monde ne peut parvenir à étancher la soif des hommes. Aussi, tu dois te méfier du monde, sans le mépriser. Il t’apportera peut-être des joies passagères, mais ne pourra jamais te combler. Bien souvent, il te laissera un goût amère dans le coeur car il te proposera une vie sans but, sans idéal noble, sans amour véritable.

-  Parce qu’on n’arrose pas les plantes avec du pétrole, tu dois te protéger de tous les spectacles mondains et superficiels. Eteins la télévision, ne passe pas trop de temps sur Internet, veille à la pureté de ton coeur comme à la prunelle de tes yeux. Ne laisse pas le voleur pénétrer dans ta maison et te voler la paix intérieure qui est le don le plus précieux de l’Esprit Saint. Comment Dieu pourra venir à ta rencontre si ton coeur est divisé, si ton esprit est autre part, si ton âme est dans la tempête ?

-  D’une façon particulière, fais attention à l’une des grandes déviances de notre monde qui conduit à cultiver un regard toujours très pessimiste sur l’homme. C’est un effet d’optique un peu similaire à l’impression que tu as quand tu regardes de trop près un point noir sur un tableau blanc : tu finis par voir tout en noir. De même, prends garde à toute la presse à sensation qui se complait à dépeindre les dépravations les plus vulgaires des hommes. Le regard du saint est avant tout un regard positif, plein d’amour et d’admiration, qui sait voir en chaque créature le reflet merveilleux du Créateur.

2- Prépare ton âme à recevoir ton Créateur

La deuxième clef à cultiver l’humilité et la charité

-  Pour devenir un saint, tu dois d’abord faire de ton âme une terre fertile et accueillante. L’âme superbe est répugnante à Dieu car c’est une âme qui se croit déjà parfaite. Que fera Dieu avec elle ? Ainsi, la grâce de Dieu ne peut irriguer le coeur de l’orgueilleux. Comme l’eau et l’huile se touchent sans jamais se mélanger, de même Dieu ne peut pénétrer dans le coeur de l’orgueilleux.

-  Cultive l’humilité en ne recherchant jamais les honneurs ou les compliments. Mets toute ta vie au service des autres et considère toujours ton prochain avec admiration. Offre ton sourire aux autres, car ton visage ne t’appartient pas. Prends toujours la dernière place. A table, lorsqu’on te tend le plat, choisi le morceau qui te semble le moins bon. Laisse le meilleur pour les autres. Dans les conversations, n’imposes pas tes idées. Ecoute les autres et admire avec simplicité les pensées de tes frères. Ne te mets jamais en colère. Fais attention à ne jamais blesser ou juger ton prochain.

-  Apprends à pardonner ceux qui t’ont offensé. Parle toujours en bien, évite comme la peste les médisances et les calomnies. Regarde d’abord tes propres faiblesses, avant de voir celles de tes voisins. Et si un jour on te blesse ou on t’insulte gravement, répète aussi souvent que tu peux cette phrase dans ton coeur : “Tu as plus de valeur que le mal que tu m’as fait”. Car ainsi tu apprendras à voir tes frères avec les yeux de Dieu.

-  Tu dois disparaître pour que le Christ apparaisse toujours plus en toi. Dieu est une lumière qui illumine ce monde. Si tu désires faire connaître Son amour autour de toi, il te faut devenir transparent, pour qu’en toi les gens puissent voir les trésors de bonté qui émanent de Dieu. Mais si tu te prends trop au sérieux, on ne verra plus que toi... Oserais-tu faire de l’ombre au Bon Dieu ?

-  Le meilleur remède contre orgueil, c’est la louange. Vois en toute chose la présence de Dieu. Remercie le sans cesse pour tous ses dons. Même dans les difficultés, rappelle-toi toujours combien l’amour de Dieu surpasse tout. Dieu est amour : Que cette simple vérité soit enracinée au plus profond de ton coeur et te serve de guide tout au long de la vie. Apprends à voir la présence de Dieu dans les toutes petites choses.

-  Si Dieu est un père, il n’attends qu’une chose, c’est pouvoir se manifester à toi dans les petites choses de la vie. C’est pourquoi les âmes saintes apprennent à prier Dieu pour toutes les nécessités de la vie : trouver une place de parking, réussir un examen, trouver les moyens pour lancer un apostolat, et même, pourquoi pas, rencontrer l’âme soeur ! Elles s’abandonnent entièrement dans les mains de la Providence, sûres qu’elles ne pourront jamais manquer de rien. Leur vie devient comme une prière continuelle : de louange, d’adoration, d’action de grâce et de demande.

-  On entre dans la demeure de Dieu par la petite porte. Seules les âmes qui ont su rester simples comme des enfants peuvent y passer. Dieu ne demande pas à ses enfants de faire des grands sacrifices, mais de savoir rester petits, tels que nous sommes, pour qu’il puisse entrer en nous. Et ce sens, nous pouvons tous être des saints : en mettant tout notre coeur pour rendre extraordinaires les petites choses ordinaires de notre vie.

3- Que ta Volonté soit faite !

La troisième clef consiste à mettre Dieu à la première place dans ta vie

-  Sois généreux avec Dieu comme Dieu a été généreux avec toi. Ne lui laisse pas les restes... mais offre-lui toujours la meilleur part. « Dieu est un dieu jaloux », dit le psaume, car Il te veut entièrement pour Lui, sans partage. N’aies donc pas peur d’être généreux avec Dieu, de l’aimer comme Il le mérite et de chercher à faire Sa Volonté dans ta vie.

-  « Celui qui garde sa vie la perdra. Celui qui donne sa vie la gagnera. » Tu as tout à gagner en t’abandonnant à la Volonté de Dieu. Dieu ne nous prend notre liberté, il lui donne son sens le plus profond. Rappelle-toi du jour où Pierre est sorti de sa barque et a marché sur les eaux. Contre toute logique, il a préféré croire en Jésus plutôt qu’en lui-même. Et Jésus l’a récompensé. Toi aussi tu peux faire ce pas hors du bateau. Le maître est là, devant toi, il marche sur les eaux... marcheras-tu avec lui hors du confort tranquille de ta petite vie ?

-  Ne sois pas incohérent avec Dieu. Quand tu pries « Que ta Volonté soit faite », n’ajoute pas « à condition que... ». On ne fait pas des comptes d’apothicaire avec la volonté Divine ! Offre un chèque en blanc au Seigneur et dis-lui avec conviction et générosité : « Seigneur, voici ma vie. Je la remets entre tes mains. Inscris toi-même le montant. J’ai confiance en Toi. Fais de moi ce qu’il te plaira. ».

-  L’abandon à Dieu peut exiger un certain nombre de renoncements. Cela fait partie du jeu. Dans le choix, s’expriment toute notre liberté, mais aussi notre amour à Dieu. Il arrive souvent que nous acceptions le Christ dans notre vie, mais pas à la première place. Nous acceptons qu’il monte dans notre voiture. Mais s’il commence à nous demander de lui laisser le volant, nous nous agaçons... Nous refusons que Jésus guide notre vie. Nous l’acceptons comme passager, mais pas comme pilote. Et s’il insiste, nous lui demandons de descendre de notre voiture. Et c’est ainsi que tant de chrétiens se croient justifiés parce qu’ils vont à la messe de temps en temps et participent parfois à des assemblées de prières. Mais ce n’est pas en criant « Jésus, Jésus ! » que nous serons sauvés, mais en accomplissant la Volonté de Dieu dans notre vie. Et il arrive que sa Volonté ne coïncide pas avec nos plans égoïstes...

-  Dieu a un plan pour chacun de ses enfants. À certain, il demande de fonder une famille et d’élever ses enfants dans la foi. À d’autres, il demande un don plus grand : de Lui donner toute sa vie dans un don total à son service, comme prêtre, religieux, consacrée... A certains enfin, il demande des sacrifices peut-être encore plus grands : offrir un enfant à l’Eglise, rester fidèle à sa foi toute la vie dans un monde devenu très hostile au Christ, accepter une grave et douloureuse maladie, supporter toute sa vie un conjoint orgueilleux et, pourquoi pas, souffrir le martyre du sang... Quand la volonté de Dieu te fais signe, sois généreux, car les cieux se sont penchés sur toi !

4- Avoir un guide

La quatrième clef consiste à se faire aider par un directeur spirituel

-  Serais-tu assez sot pour te lancer à l’assaut de l’Everest sans te faire accompagner d’un bon guide ? Je ne le crois pas. Il y a des fous qui pensent toujours pouvoir tout faire tout seul. Ils s’entraînent toute l’année, s’achètent les meilleurs équipements, etc. L’orgueil nous pousse souvent à avoir trop confiance en nous-même, à nous reposer sur nos propres capacités. Mais voilà que ces jeunes écervelés découvrent la montagne et ses dangers inattendus... Ici, une moindre chute peut-être mortelle. Et on retrouve leur cadavre quelques siècles plus tard, dans les débits d’un glacier...

-  La plus grande misère d’un homme, disait Sainte Thérèse d’Avila, est de ne pas avoir un père spirituel. Note bien : elle n’a pas dit que c’était de ne pas avoir l’Eucharistie, le baptême ou la confession... Dans la vie spirituelle, il en va de même que dans la haute montagne. Arrivé à une certaine altitude, le guide devient indispensable. Tous les sacrements ne serviraient à rien si tu n’avais pas quelqu’un pour t’apprendre à les recevoir correctement et t’aider à les rendre très fructueux.

-  Remarque aussi une chose intéressante : les randonneurs peuvent avoir une meilleur condition physique que le guide. Dans la vie spirituelle, c’est pareil : il se peut que ton père spirituel n’ait plus la ferveur de ses années de séminaire. Ce n’est pas grave. Ce qui importe, c’est qu’il connaisse les chemins pour te faire parvenir à la sainteté.

-  Choisi donc un guide plutôt expérimenté et sage. Et rappelle toi que la direction spirituelle est une rencontre à trois personnes. L’Esprit-Saint souffle très fort dans ton cœur et dans celui de ton père spirituel. C’est pourquoi n’oublie pas de l’invoquer au début de tes entretiens pour lui demander la grâce de la docilité.

-  Tes rencontres avec ton père spirituel resteraient stériles si elles n’aboutissaient pas à une résolution concrète, un désir renouvelé de conversion, un choix fondamental d’opter pour suivre le Christ de plus près. C’est pourquoi, il faut que tu établisses un plan de travail, un programme de vie... où l’objet ne consistera plus à comptabiliser tes biens et à saliver sur les prochains achats que tu feras à Noël, mais sur ton être même. Tu te mets alors dans une perspective très intéressante : car tu cherches désormais à rentabiliser ton temps pour rendre ta vie plus sainte et plus fructueuse ; tu scrutes tous les recoins de ta vie pour ôter tous les petits vices qui retiennent ton ascension ; tu cherches les moyens les plus efficaces pour faire du bien autour de toi, pour rayonner de la joie d’être chrétien, pour étendre le Règne du Christ. En bref, tu te donnes les moyens concrets pour devenir un saint.

5- Avoir une attache spirituelle

La cinquième clef consiste à s’entourer d’amis qui s’encouragent à chercher la sainteté

-  Il est bon, presque nécessaire, d’avoir une attache spirituelle. Dans le monde dans lequel nous vivons, matérialiste et hédoniste jusqu’à l’extrême, nous pouvons facilement nous endormir sous l’effet du gaz soporifique que nous distille généreusement la société de consommation. C’est pourquoi, avant de te laisser hypnotiser et asphyxier par le chant des sirènes, donne toi les moyens de persévérer dans tes convictions. Le Christ lui-même nous a dit « Ceux qui persévérons jusqu’au bout, ceux là seront sauvés ». Ce sont des paroles fortes qu’il convient de prendre au sérieux. Ne joue pas aux dés avec ton salut éternel !

-  Le meilleur moyen de rester éveillé, c’est encore d’avoir une attache spirituelle solide comme un mouvement d’Eglise. Heureusement, l’Esprit-Saint a su susciter ces derniers temps de nombreux mouvements aux charismes différents. N’aies pas honte à te sentir plus proche d’une spiritualité que d’une autre car il y a mille façon de rendre gloire à Dieu.

-  L’attache spirituelle, c’est avant tout un groupe d’amis qui partagent les mêmes convictions et qui désirent approfondir ensemble leur foi. Une fois par semaine ou au moins une fois par mois, retrouve ton groupe pour partager avec lui un moment autour de Jésus Christ : Cela peut se faire à travers une assemblée de prière, une adoration, un partage d’Evangile, un enseignement, un apostolat... Cette rencontre doit devenir pour toi un rendez-vous incontournable de la semaine. C’est ton moment de respiration spirituelle qui te donnera la force de parcourir la grisaille quotidienne avec la joie propre aux enfants de Dieu.

-  L’attache spirituelle te deviendra vite un point de repère lumineux dans ta vie où tu pourras exposer tes problèmes, découvrir d’autres façons de vivre sa foi, partager des opinions. Si tu es fidèle à tes engagements, tu te rendras compte que ce moyen est indispensable pour maintenir ardent ton amour au Christ et à l’Eglise. Il faut cependant que tu veilles à sortir toujours de tes rencontres avec une résolution concrète, un nouvel engagement personnel ou apostolique. Car sinon, le groupe pourrait petit à petit se transformer en rencontre amicale de bons vieux copains, et perdre sa vocation profonde : celle de te stimuler à devenir un saint.

-  Veille donc à être fidèle autant que possible à participer aux rencontres que te propose ton attache spirituelle. Que la participation ne dépende pas de ton état d’âme ou de la météo. Ton engagement ne doit pas être quelque chose de négociable. Les fruits ne se porteront que dans la fidélité.

-  Enfin, un petit conseil : Veille à ce que le groupe ne soit pas trop porté par les sentiments et les émotions. Il arrive que l’Esprit-Saint souffle fort dans les coeurs et touchent si profondément les gens qu’il s’en dégage une atmosphère de fête. Tant mieux. Mais prends garde, car tout ce qui brille n’est pas de l’or. Ton attachement à la foi catholique et ton adhésion au Pape et au magistère ne doivent pas être en contradiction avec les enseignements que tu reçois. A bon entendeur, salut !

6- Temps et éternité

La sixième clef consiste à considérer la fugacité de la vie

-  Souviens-toi que la vie est courte et que tu n’en as qu’une seule. Parmi tous les dons que Dieu t’a fait, le temps est sans doute le plus précieux. Ne le gaspille pas ! Fais le fructifier ! Au jour du jugement, le Créateur ne t’accusera pas pour avoir perdu un million d’euros, mais peut-être pour avoir perdu une minute de ton temps.

-  Médite souvent sur la fugacité et la fragilité de la vie. Aujourd’hui, les gens ont peur de la mort car ils ont perdu la foi. Le mot est devenu taboo : On ne dit plus « il est mort », mais « Il s’est endormi », « Il nous a quitté », « Il s’en est allé »... Comme des autruches, les âmes qui ne croient pas en Dieu se voilent la face devant le spectre de la mort qui leur rappelle une réalité qui leur est insupportable. Alors ils s’agrippent autant qu’ils peuvent à leur jeunesse, utilisant tous les moyens de la médecine pour ôter leurs rides. Leur dernière volonté est encore un coup griffes plantés dans ce monde. Ils refusent de laisser leur corps à une sépulture et demandent d’être brûlés, afin que « leur » corps, ne soit pas décomposé.

-  Mais toi, ne sois pas inquiet. Saches que la mort est un passage, rien de plus. Le jour des enterrements, on reconnaît les chrétiens dont la foi vibrante au Christ ressuscité contraste avec les regards terrifiés et les hurlements de tristesse des gens qui ne croient qu’en eux-même. Si tu aimes Dieu, alors tu pourras même t’exclamer comme seuls les saints en sont capables : « La mort pour moi est un bien ! ». La mort n’est-elle pas enfin l’heure de la rencontre tant attendue avec le Père Eternel ? Qu’il y a t’il de plus merveilleux ?

-  Prépares-toi dès aujourd’hui de façon à ne pas te laisser surprendre par inadvertence. En chaque action, chaque pensée, tu dois te comporter comme si tu devais mourir aujourd’hui même. Il vaut mieux se tenir loin du péché plutôt que de fuir la mort. Si aujourd’hui tu n’es pas prêt à mourir, le seras tu demain ? Qui te dit que tu seras encore vivant ? Bienheureux celui qui garde toujours devant les yeux l’heure de sa mort et qui se tient prêt chaque jour à mourir. Si tu as vu quelques fois des proches mourir, rappelle-toi que tu devras tôt ou tard passer aussi par le même chemin.

-  Fais un plan dans ta vie, tout en laissant bien sûr la liberté à l’Esprit-Saint d’en disposer comme Il l’entend. Il ne s’agit pas de tracer tout de suite la carrière que tu désires faire, il s’agit de te donner quelques ambitions lointaines qui pourraient donner beaucoup plus d’ampleur à tes décisions. Que vais-je faire de ma vie ? Qu’aimerais-je pouvoir apporter à Dieu le jour où je comparaitrai devant Lui ? On dit qu’une petite erreur au début engendre une énorme erreur à la fin... alors ne penses-tu pas qu’il serait sot de te tromper sur toute la ligne ? As-tu pensé à la bêtise que serait le fait de comparaître devant Dieu, en ayant fait pleins de bonnes choses dans sa vie, peut-être, mais rien de ce que Dieu voulait faire de toi ? Penses-y souvent !

7- Prends ta croix

La septième clef consiste à entrer dans le grand combat

-  Ne vas pas imaginer qu’en devenant un peu plus dévot, tout va te tomber tout cuit dans le bec ! Un amour authentique au Christ conduit tôt ou tard à la croix. Jésus est exigent : pour suivre le Christ, il faut entrer par la porte étroite, car les chemins qui conduisent à la perdition sont larges et nombreux. Tous ses enseignements pourraient se résumer par cette invitation drastique : « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! ». Alors, quand viennent les difficultés, ne te débine pas en courant : Cela ne signifie pas que Dieu ne t’aime plus, mais qu’au contraire, il est plus que jamais à tes côtés.

-  Le mystère le plus beau de ta vie, c’est cette croix que forme la rencontre de l’humain et du divin en toi. Ne demande pas à être consolé quand le Christ te demande d’être ouvert à plus ; ne cherche pas le repos, quand le Christ t’appelle à aller plus haut ; ne demande pas la paix, quand le Christ attend de toi d’être sur le pied de guerre. Le Seigneur permet la douleur dans la vie pour purifier l’amour, pour faire mûrir la foi, pour faire grandir l’espérance, pour t’enseigner à valoriser plus ce que signifie le fait de vivre à Ses côtés. Dieu met à l’épreuve celui à qui il veut crier Son amour, parce qu’il espère beaucoup de lui.

-  Penses à tout le bien que tu peux faire en prenant ta croix et en Le suivant. Certains succomberont fascinés par les lumières d’une vie facile, commode, sans croix. Suivre le Christ est difficile, mais cela remplie l’âme de bonheur. Il n’y a pas de plus grande joie que celle de prendre la croix à la suite de Jésus. Quand on aime le Christ, alors « la charge devient douce et la croix légère », parce que l’amour supporte tout.

-  Ne te décourage pas quand tu tombes. Relève-toi avec humilité et renouvelle ton désir de le suivre. Dieu désire que nous connaissions la faiblesse de notre amour afin que nous sentions le besoin d’avoir recours à Lui. Il importe peu que tu tombes mille fois, si tu aimes la lutte et non la chute. C’est pour cette raison que le désespoir n’a aucun sens, car l’effort d’une lutte continuelle a plus de valeur aux yeux du Christ que la possession paisible et facile de la victoire.

-  Médite souvent dans ton cœur cet adage : « Aide-toi et le ciel t’aidera ! ». Car Dieu veut parfois que tu fasses le premier pas pour te porter secours. Si les astronautes de la navette spatiale Apollo XIII avaient considéré objectivement leur chance de rentrer vivant sur la Terre, ils se seraient sans doute découragés. Mais, plutôt que de baisser les bras, ils ont voulu faire démentir la vieille superstition attachée au numéro 13 de leur expédition. L’équipe des ingénieurs du centre spatial a mis toutes ses énergies, trois jours sans dormir, pour tenter de faire rentrer la petite capsule lunaire, sans énergie ni oxygène, sur la Terre. Le passage dans l’atmosphère, moment le plus délicat, dût se faire de façon manuelle : il eût été plus facile de déchirer une feuille par la tranche au tir à l’arc que de trouver la bonne inclinaison. Le ciel a sans doute été touché par l’élan de solidarité de cette expédition et par les prières de tant de personnes : tous sont rentrés saints et saufs.

SUITE DE L’ARTICLE EN COURS DE REDACTION

8- Dans la hiérarchie de l’Eglise

9- Quand on a trouvé un trésor, on le partage

10- Les médicaments de ton âme

11- Aies recours à la Vierge Marie

12- Ne te prends pas trop au sérieux



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